L’Opinion: Créé en 1965, quotidien en français du parti de l’Istiqlal (P.I.)
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- Climat des affaires : Ces lacunes qui freinent les réformes du Marocby Mohammed ARHRIB on 01/04/2025 at 14h22
Ces dernières années, le Maroc a redoublé d’efforts pour améliorer son climat des affaires, notamment sur les plans juridique et fiscal. Cependant, certaines pratiques institutionnelles persistent et freinent l’efficacité de ces réformes, influençant ainsi les notations du Royaume. Décryptage. Le 26 mars, le Maroc a réussi à lever 2 milliards d’euros sur le marché international. L’émission de cet Eurobond, répartie en deux tranches de 4 et 10 ans, a rencontré un vif succès, avec une demande atteignant près de 7 milliards d’euros, soit 3,5 fois le montant initial. Bien que cette opération soit essentielle pour financer les grands chantiers engagés par le gouvernement, les conditions de financement auraient été plus avantageuses si le Royaume disposait d’une notation Investment Grade, alors que les trois principales agences de notation placent actuellement le Maroc dans le haut de la catégorie spéculative, juste en dessous du seuil des notations Investment Grade. Pourtant, Rabat a mis en œuvre durant les dernières années une batterie de mesures pour améliorer le climat des affaires et par ricochet sa notation. Dans son dernier rapport sur les réformes de l’économie nationale, la Banque Mondiale souligne que le Maroc bénéficie d'un cadre réglementaire robuste pour le climat des affaires. Toutefois, des défis subsistent en matière d'efficacité opérationnelle, essentielle pour que les politiques publiques influencent positivement la dynamique des entreprises, précise le rapport qui évalue la performance du pays à travers l’initiative B-Ready. Ce nouvel indice permet d’analyser les cadres réglementaires et l’efficacité des services publics, deux domaines où le Maroc surpasse la plupart des pays de son niveau de revenu. Le rapport met en évidence que le Maroc dépasse la moyenne des pays à revenu similaire concernant la qualité des cadres légaux et des services publics.« Le Maroc affiche un cadre réglementaire solide, imposant des exigences strictes en matière de dépôt des informations sur les entreprises et d'enregistrement des bénéficiaires effectifs, aussi bien pour les sociétés marocaines qu’étrangères », nous explique l’économiste El Mehdi Ferrouhi, Professeur à l’Université Ibn Tofail, notant que le pays a également mis en place des plateformes numériques pour la gestion des transactions immobilières et la délivrance des permis de construire. L'accès aux services publics essentiels, tels que l'électricité, l'eau et Internet, est bien réglementé et fiable, ce qui, selon notre interlocuteur, compte en la matière. Par ailleurs, les droits du travail sont clairement définis, notamment en matière de non-discrimination et de protection contre le travail forcé. « Le cadre réglementaire des transactions sécurisées et du commerce international est bien développé, tout comme le cadre fiscal, qui est structuré et établi avec précision », conforte l’économiste, qui cite aussi l’indépendance et l’impartialité des tribunaux, ains que le cadre légal encadrant la concurrence. Des avancées, mais on peut mieux faire Concrètement, le rapport attribue au Maroc un score de 43,67 sur 100 concernant le règlement des litiges, légèrement en dessous de la moyenne des 50 pays évalués, qui est de 46. Selon le Comité National de l'Environnement des Affaires (CNEA), qui s’était déjà exprimé sur cette question, l'amélioration de ce score dépend de l'accélération de la modernisation de la justice, notamment par la réforme du Code de procédure civile et la réduction des délais de traitement et d'exécution des jugements via la digitalisation. En matière de marchés et de concurrence, le Maroc obtient un score de 58,14 sur 100, supérieur à la moyenne de 48. Cette performance est attribuée aux avancées en innovation et propriété intellectuelle, suivies par les questions de concurrence et les marchés publics. Concernant l'insolvabilité des entreprises, le Maroc affiche un score de 46,58 sur 100, légèrement inférieur à la moyenne de 50. Cependant, malgré ces avancées notables, plusieurs obstacles subsistent et freinent encore l’essor du secteur privé. L’un des principaux défis concerne le marché du travail, où des restrictions importantes pèsent sur l’emploi formel.« Le développement du secteur informel constitue un obstacle majeur à l'application des réglementations et à la modernisation du cadre économique », commente El Mehdi Ferrouhi. En effet, si les droits des travailleurs sont bien protégés, les entreprises rencontrent des difficultés liées aux coûts d’embauche, aux salaires minimums et aux procédures de licenciement, apprend-on de la Banque Mondiale (BM). Cette rigidité contribue à une forte prévalence de l’informalité, même au sein des entreprises légalement établies. Ce déséquilibre accentue les inégalités sociales, créant une fracture entre les travailleurs bénéficiant d’une protection et ceux opérant dans des conditions précaires. La réforme du Code du travail, annoncée par le gouvernement, apparaît donc comme une priorité pour favoriser l’inclusion économique et améliorer la compétitivité des entreprises marocaines. Un autre point de préoccupation réside dans la gestion des litiges commerciaux. Les délais de traitement des affaires judiciaires restent longs, et les entreprises expriment des inquiétudes quant à la transparence et à la fiabilité des mécanismes de résolution des conflits. Le système judiciaire, bien que doté d’un cadre réglementaire robuste, souffre d’un manque d’efficacité opérationnelle. Pour remédier à cette situation, plusieurs réformes sont nécessaires, notamment l’accélération de la digitalisation des procédures, la modernisation du Code de procédure civile et le renforcement des compétences des magistrats spécialisés en justice commerciale. Une telle amélioration contribuerait à instaurer un climat de confiance auprès des investisseurs et à réduire l’incertitude juridique qui pèse sur les affaires. L’insolvabilité des entreprises constitue un autre point faible du Maroc. Actuellement, le cadre juridique ne permet pas une restructuration efficace des entreprises en difficulté, ce qui entrave la réallocation des ressources vers des secteurs plus dynamiques. La Banque Mondiale souligne la nécessité d’adopter rapidement les décrets d’application relatifs à la gestion des faillites et de digitaliser les services liés à la liquidation des entreprises. En réduisant les délais et en facilitant l’accès aux procédures de redressement, le Maroc pourrait favoriser un environnement plus propice à l’innovation et à la croissance économique. 3 questions à El Mehdi Ferrouhi, Economiste, Professeur à l’Université Ibn Tofail « L’informalité limite l’impact des réformes » -Dans son dernier rapport sur l'économie marocaine, la Banque Mondiale met en avant la qualité des cadres réglementaires, tout en soulignant les défis persistants en termes d'efficacité opérationnelle. Quels sont, selon vous, les facteurs qui expliquent le manque d'application ou de respect de ces mesures ? Outre les facteurs cités dans le rapport, le développement du secteur informel constitue un obstacle majeur à l'application des réglementations et à la modernisation du cadre économique. D’une part, les entreprises informelles échappent aux obligations réglementaires, fiscales et sociales, ce qui fausse la concurrence avec les entreprises déclarées et réduit les recettes fiscales de l’État. D’autre part, l’informalité limite l’impact des réformes, car celles-ci sont souvent conçues pour les entreprises du secteur formel. -Ceci impacterait les choix même de la classe laborieuse ? En effet, les travailleurs peuvent préférer rester dans l’informel pour éviter la lourdeur administrative et les charges fiscales perçues comme trop élevées. Ceci est aggravé par les coûts de mise en conformité, notamment en termes de fiscalité et de charges sociales jugés élevés par les petits entrepreneurs, qui craignent d’être pénalisés financièrement et fiscalement en déclarant leur activité. De plus, l’accès limité au financement pour les entreprises du secteur informel les maintient dans une logique de survie où la régularisation semble risquée. -Comment peut-on assurer une mise en œuvre optimale du cadre juridique afin de favoriser un meilleur climat des affaires ? Il est crucial de combiner simplification administrative, digitalisation, contrôle renforcé, sensibilisation des acteurs économiques et incitations adaptées. La réduction de la lourdeur administrative et la fragmentation des services peuvent se faire par des guichets uniques et l’harmonisation des processus entre administrations. La loi 55.19, visant à simplifier les procédures administratives, a un impact positif sur la qualité des services publics, la transparence et la réduction des formalités, comme la suppression de 22 certificats administratifs. L’interconnexion des bases de données faciliterait également la suppression des démarches redondantes et améliorerait la clarté des procédures. Il est aussi important d’élargir l’usage des plateformes numériques pour les déclarations d’entreprise, la gestion des transactions immobilières et l’obtention des permis. Des technologies comme la blockchain peuvent renforcer la sécurité des transactions. Toutefois, le manque de connaissance des régulations par les PME reste un défi majeur. Des campagnes de sensibilisation sont nécessaires pour aider les entreprises à mieux comprendre et appliquer les normes. Il est également essentiel d’accompagner la transition du secteur informel vers le formel avec des incitations fiscales et administratives, comme des allègements fiscaux et un meilleur accès au financement pour encourager la formalisation des entreprises. Services financiers et innovation Les grands freins des entreprises Dans le domaine des services financiers, le pays a réalisé, selon la BM, des avancées notables, mais certaines lacunes demeurent. L’accès au crédit reste un défi, notamment pour les petites et moyennes entreprises, qui peinent à obtenir des garanties suffisantes pour leurs emprunts. La Banque Mondiale recommande d’élargir les types de garanties acceptées par les institutions financières et de renforcer la sensibilisation à l’utilisation du Registre National Électronique des Sûretés Mobilières. Par ailleurs, le développement des paiements électroniques pourrait jouer un rôle clé dans la modernisation du secteur financier, à condition que les coûts de transaction soient réduits pour encourager leur adoption à grande échelle. La concurrence et l’innovation sont en outre deux leviers essentiels pour améliorer le climat des affaires au Maroc. Si des progrès ont été réalisés avec la réforme du Conseil de la Concurrence et la modernisation du cadre légal, des efforts supplémentaires sont nécessaires pour stimuler la recherche et développement. Le faible taux d’entreprises investissant dans l’innovation et les difficultés rencontrées dans l’accès aux marchés publics demeurent des freins à la compétitivité du pays. L’amélioration des processus de passation des marchés publics et une plus grande implication du secteur privé dans la recherche pourraient dynamiser l’économie marocaine et attirer davantage d’investissements étrangers.
- Bilal El Khannouss courtisé par plusieurs grands clubs européens, dont Arsenalby L'Opinion on 01/04/2025 at 12h58
Le lion de l’Atlas, Bilal El Khannouss, arrivé l'été dernier à Leicester City pour 20,5 millions d'euros et lié au club jusqu’en 2028, pourrait partir plus tôt que prévu. L'international marocain de 20 ans, avec 3 buts et 4 passes décisives en 29 matchs, attire plusieurs grands clubs européens. Arrivé l'été dernier en provenance du KRC Genk pour 20,5 millions d'euros, Bilal El Khannouss pourrait quitter Leicester City plus tôt que prévu. L'international marocain de 20 ans, auteur de 3 buts et 4 passes décisives en 29 matchs avec le club anglais, suscite l'intérêt de plusieurs grands clubs européens. Selon le média Africa Foot, Arsenal, en quête de renforts au milieu de terrain, semble le club le plus intéressé par El Khannouss, qui voit en lui un meneur de jeu technique et prometteur. Toutefois, ils devront faire face à la concurrence du RB Leipzig, spécialiste du recrutement de jeunes talents, ainsi qu'à la Lazio Rome, dont les moyens financiers sont plus limités. À savoir, la situation sportive de Leicester, actuellement menacé de relégation en Championship, pourrait précipiter son départ. Selon des sources proches du joueur, rapporté par le média Africa Foot, il ne souhaiterait pas évoluer en deuxième division anglaise. De son côté, le club ne s'opposerait pas à un transfert en cas de descente et espère récupérer au moins 30 millions d'euros.
- Equipe nationale : Regragui, out? Simple fake news!by A.K on 01/04/2025 at 10h43
Une rumeur s’est rapidement embrasée et devenue incontrôlable au sujet d’un éventuel changement du sélectionneur des Lions de l’Atlas, Walid Regragui, par le coach espagnol des Orlando Pirates, José Rivero. Cette rumeur se base uniquement sur le on-dit et n'a aucun fondement dans la mesure où Walid Regragui continue de bénéficier, apparemment, du soutien total du président de la FRMF. Certes les dernières sorties de l'Équipe nationale n’ont pas été convaincantes et ont laissé traîner une suite de critiques. Mais même si la FRMF était amenée à changer de sélectionneur, son choix ne se porterait pas sur l'entraîneur espagnol des Orlando Pirates sans aucune expérience au niveau des équipes nationales. Un argument de plus sur la non-véracité de ‘’l’info’’ classée, pour le moment, dans la catégorie des fake news.
- Alexey Andreev, Représentant commercial de la Russie au Maroc: “La Russie est prête à devenir un partenaire stratégique du Maroc dans le numérique”by Soufiane Chahid on 01/04/2025 at 10h13
Pour le GITEX Africa 2025, qui se tiendra à Marrakech du 14 au 16 avril, la Fédération de Russie prévoit une présence importante, avec un pavillon national et environ 60 intervenants, constituant ainsi l’une des plus grandes délégations du salon. Objectif affiché : renforcer la position du pays sur le marché numérique marocain et étendre son influence en Afrique. Entretien avec Alexey Andreev, Représentant commercial de la Russie au Maroc. Pourquoi la Russie a-t-elle choisi de participer à l’édition 2025 du GITEX AFRICA? Gitex Africa reste l'une des principales plateformes internationales pour le développement de la coopération technologique, et la Russie accroît chaque année sa présence sur ce forum. Plus de 40 entreprises russes du secteur IT y ont participé en 2023 et 2024. L’édition 2025 marquera un record en termes de nombre de participants et d’ampleur des expositions. Pour la première fois, un stand national «Made in Russia», soutenu par le Centre russe d'exportation, accueillera 26 entreprises russes majeures spécialisées dans les technologies numériques, les services cloud, la cybersécurité et l'innovation. Par ailleurs, le Centre d’exportation de Moscou organisera pour la troisième année consécutive un stand collectif «Made in Moscow», regroupant 23 entreprises de la région moscovite. Une dizaine d'autres entreprises russes disposeront de stands individuels. Ainsi, le nombre total de participants russes atteindra environ 60, faisant de la Russie l’une des délégations les plus représentées. La surface totale des stands atteindra 380 mètres carrés, soit une augmentation de 50 % par rapport aux éditions précédentes. La présence russe ne se limitera pas aux stands d'exposition. Un vaste programme d’affaires est prévu, comprenant des rencontres avec les autorités gouvernementales, des représentants du business et les principales associations IT d’Afrique et du monde arabe. La délégation russe comprend des hommes d’affaires, des représentants du Ministère de l'Industrie et du Commerce de la Fédération de Russie, du gouvernement de Moscou et des dirigeants des principales associations IT russes. Pour la Russie, Gitex Africa ne se résume pas à un simple salon, mais constitue une plateforme stratégique pour renforcer la coopération technologique. Le marché africain offre de nouvelles opportunités aux entreprises russes désireuses d’établir des partenariats, de présenter leurs innovations et d’adapter leurs technologies aux besoins spécifiques de la région. L'objectif essentiel de la participation à Gitex Africa 2025 est de renforcer la coopération russo-africaine dans le domaine des technologies numériques. La délégation russe vise non seulement à présenter des solutions technologiques, mais aussi à mener des négociations productives, à étudier les meilleures pratiques mondiales et à établir des partenariats prometteurs. Un axe majeur sera le travail sur la numérisation en Afrique. La délégation russe comprendra des représentants du Ministère de l'Industrie et du Commerce de la Russie, notamment le Département des technologies numériques, qui est chargé du soutien aux entreprises russes du secteur IT sur les marchés internationaux. Une attention particulière sera accordée au développement du service de «l'attaché digital», créé par décision du Gouvernement de la Fédération de Russie en 2021. Ce mécanisme aide les entreprises russes à renforcer leur présence sur les marchés étrangers. Lors de l'une des sessions thématiques, un représentant russe présentera cet outil de soutien ainsi que la stratégie de la Russie pour le développement des technologies numériques en Afrique et les solutions que les entreprises russes sont prêtes à proposer aux partenaires. La Russie considère Gitex Africa comme une plateforme privilégiée pour approfondir le dialogue international et établir une coopération durable. Quels sont les principaux atouts technologiques que la Russie souhaite mettre en avant lors du salon? La transformation numérique est un levier majeur de croissance économique et d’amélioration de la qualité de vie. Au cours des cinq dernières années, la contribution du secteur IT russe au PIB a été multipliée par 1,7, tandis que le nombre de centres de données a presque doublé. Le pays investit activement dans les technologies cloud, l’intelligence artificielle, l’informatique quantique et la microélectronique. L’un des principaux atouts d’un partenariat avec la Russie ne réside pas seulement dans l’accès à des technologies avancées, mais aussi dans une collaboration approfondie incluant la localisation des solutions, le développement conjoint et le transfert de compétences. Cette approche est particulièrement essentielle pour les pays cherchant à renforcer leur souveraineté numérique. Les technologies russes offrent un avantage compétitif en permettant à leurs partenaires de renforcer leur cybersécurité, de développer des écosystèmes numériques nationaux et de bâtir une autonomie technologique durable. La Russie ne se contente pas de s’adapter aux nouveaux défis, elle crée des solutions numériques qui façonneront le monde de demain. Le marché marocain est-il attractif pour les entreprises russes? La Russie est prête à devenir un partenaire stratégique du Maroc dans la mise en œuvre de la stratégie nationale du numérique «Maroc Digital 2030». Les entreprises russes disposent d’une expertise avancée dans ces domaines et sont en mesure de proposer des solutions flexibles et adaptées au marché marocain. L'intérêt porte particulièrement sur les technologies de protection des données, les plateformes d’analyse, les solutions de gouvernance numérique et les systèmes de transport intelligents. Certaines entreprises russes opèrent déjà au Maroc, témoignant ainsi de la confiance élevée accordée aux technologies russes. La Russie considère le Maroc comme l’un de ses partenaires clés dans la région et est convaincue que Gitex Africa 2025 ouvrira la voie à de nouveaux projets communs, accélérant la transition numérique du pays et renforçant la coopération bilatérale dans le domaine technologique. Quels sont, selon vous, les domaines (fintech, IA, etc.) qui intéresseraient le plus les entreprises russes sur le marché marocain? L'Afrique est riche en ressources, mais aujourd'hui, la ressource la plus précieuse, ce sont les données. La Russie ne propose pas de les exploiter, mais de développer des technologies qui permettront à l'Afrique de les gérer elle-même. L'avenir de l'industrie numérique se construit dès maintenant, et la Russie devient l'un des architectes clés de ce processus. Nous offrons non seulement des produits logiciels, mais un écosystème de solutions numériques garantissant la souveraineté technologique et la croissance. Il s'agit de solutions technologiques pour la numérisation des villes (smart city), de l'administration publique, du secteur financier et des entreprises. Les domaines prioritaires incluent la cybersécurité, les technologies cloud, l'intelligence artificielle, les systèmes de gestion automatisés, les solutions de télécommunications et les transports intelligents. Les entreprises russes disposent d'une expertise significative en matière de numérisation, comme en témoigne le haut niveau de développement des infrastructures au sein du pays. La Russie est le premier pays d’Europe en termes de nombre de citoyens ayant accès à Internet et occupe la sixième place mondiale en matière d’accessibilité des connexions mobiles et domestiques. La Russie pourrait-elle proposer des formations ou des programmes de transfert de compétences dans le domaine du numérique pour le Maroc? L'un des principaux atouts de l'approche russe réside dans sa flexibilité et sa capacité à adapter les solutions aux besoins de ses partenaires. Contrairement à de nombreuses entreprises occidentales, les développeurs russes n'imposent pas de conditions de licence strictes et sont prêts à localiser leurs technologies en fonction des marchés nationaux. Les entreprises russes proposent l’hébergement de données sur des serveurs locaux, l’adaptation des produits aux exigences des marques nationales et une collaboration étroite avec les entreprises locales – un facteur essentiel pour les pays cherchant à renforcer leur souveraineté technologique. La liberté numérique est impossible sans choix – la Russie développe des technologies qui garantissent ce choix à chacun. Lorsque l’infrastructure numérique est monopolisée par un nombre restreint d’entreprises, cela met en péril le développement de secteurs entiers. La Russie crée des alternatives compétitives, permettant aux pays, aux entreprises et aux utilisateurs de ne pas dépendre d’un nombre limité de fournisseurs et de construire leurs propres stratégies numériques en fonction de leurs intérêts. Nous constatons un réel intérêt de la part de nombreux pays africains pour des technologies indépendantes des fournisseurs occidentaux et à l'abri des pressions politiques extérieures. La Russie propose des solutions alternatives qui leur permettent de garder le contrôle total sur leur infrastructure numérique. Son approche repose sur une coopération mutuellement bénéfique, sans imposer de conditions contraignantes. Plutôt que d’imposer des écosystèmes fermés et des coûts de licence élevés, la Russie privilégie des modèles de partenariat flexibles, le développement technologique conjoint, la formation de spécialistes et des collaborations à long terme.
- Lancement de “Visions Théâtres”, nouvelle revue scientifique spécialisée dans la pratique théâtraleby L'Opinion avec MAP on 01/04/2025 at 9h21
L’Institut supérieur d’art dramatique et d’animation culturelle (ISADAC) a annoncé à l’occasion de la Journée mondiale du théâtre, la création d’une revue scientifique spécialisée dans la pratique théâtrale, baptisée “Visions Théâtres”. Dans un communiqué, l’ISADAC indique que cette revue scientifique a pour objectif d’analyser la production artistique contemporaine tout en prenant en compte les héritages culturels et artistiques dans la créativité, ainsi que les facteurs sociétaux qui influencent les créateurs. L’ambition de cette revue annuelle, qui sera publiée en arabe et en français sur support papier et électronique, est de créer un espace de rencontre et de réflexion entre les chercheurs en arts du spectacle, et en théâtre en particulier et les visions que peut incarner la pratique au-delà des frontières géographiques et disciplinaires. Cette approche, poursuit l’ISADAC, vise essentiellement à créer des ponts entre la recherche et les concepts artistiques tels qu’ils sont pensés et pratiqués par les créateurs. La nécessité de cette approche se manifeste clairement sur la scène professionnelle avec un besoin, celui de comprendre et de questionner les concepts et les approches artistiques, précise l’Institut. Le choix du thème du premier numéro, à savoir “Enseigner le théâtre : méthodes et approches”, repose sur plusieurs objectifs et motivations, la première est que ce projet de recherche scientifique “Visions” a été créé au sein d’un espace académique supérieur spécialisé dans la formation théâtrale, à savoir l’ISADAC, qui prévoit de s’engager dans une réforme globale et intégrée. La deuxième motivation est liée à l’actualité du sujet et à la rareté des recherches académiques dans ce domaine au sein de l’espace de recherche au Maroc et dans le monde arabo-africain, poursuit le communiqué. La procédure de sélection adoptée par la revue, qui sera éditée par l’ISADAC avec le soutien de la Fondation des amis de l’Institut, s’effectue sur la base des résumés reçus. Par la suite, les chercheurs sont invités à adresser leurs articles pour une évaluation par le comité scientifique de la revue dont l’objectif est de garantir la qualité scientifique des articles sélectionnés, relève la même source.
- Casablanca: soirée culturelle et ludique en faveur des pensionnaires du Centre de sauvegarde de l’enfance “Abdesslam Bennani”by L'Opinion avec MAP on 01/04/2025 at 9h00
La Fondation Mohammed VI pour la réinsertion des détenus, en partenariat avec l’Association marocaine des femmes juges, a organisé, récemment à Casablanca, un Iftar et une soirée culturelle et ludique au profit des jeunes filles pensionnaires du Centre de sauvegarde de l’enfance “Abdesslam Bennani”. Cette soirée, agrémentée de divers ateliers créatifs portant notamment sur des activités d’expression et de dessin, outre des prestations artistiques et de divertissement, s’est déroulée dans une ambiance conviviale ayant favorisé des échanges fructueux entre les pensionnaires, indique la Fondation dans un communiqué. Ont pris part à cet événement plus d’une trentaine de magistrats et plusieurs personnalités issues des différents secteurs partenaires de la Fondation, ainsi que l’artiste marocain de renom, Mohamed El Khyari, témoignant ainsi d’un engagement fort envers la cause de l’enfance et de la solidarité indispensable à leur épanouissement. À cette occasion, des présents ont été remis aux jeunes filles à l’occasion de l’Aïd Al-Fitr, suscitant la joie et la satisfaction de l’ensemble des pensionnaires, et confortant l’élan de bienveillance et de solidarité à leur égard, l’objectif étant d’offrir un environnement propice à leur épanouissement et de faciliter leur intégration effective dans la société. Organisé sous la supervision et avec le soutien de la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR), cet évènement émane du souci de la Fondation Mohammed VI pour la réinsertion des détenus de mettre en oeuvre le programme intégré, conformément à la Haute vision de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Ce programme vise à consolider le sentiment de dignité humaine parmi la population carcérale et, partant, à renforcer les liens entre les pensionnaires des établissements pénitentiaires et le monde extérieur, en concrétisation des valeurs de solidarité et de respect mutuel. En outre, cette soirée, qui a coïncidé avec la célébration de la Journée internationale de la femme 2025, intervient dans le cadre d’une série Iftars organisés tout au long du mois sacré de Ramadan au profit des détenues de plusieurs établissements pénitentiaires à travers le Royaume. Ces rencontres, tenues dans une atmosphère de solidarité imprégnée de valeurs d’entraide et de solidarité, ont été ponctuées par des activités religieuses, culturelles et récréatives, outre la remise de présents et de dons aux bénéficiaires.
- 39è édition du Grand Prix Hassan II de tennis : Match d’exhibition sur la place Jemaa El Fnaby L'Opinion avec MAP on 01/04/2025 at 8h45
Des stars mondiales du tennis ont pris part, dimanche, à un match d’exhibition sur la célèbre place Jemaa El-Fna à la cité ocre, en marge de la 39è édition du Grand Prix Hassan II de tennis, organisée sur les courts du Royal Tennis Club de Marrakech (RTCMA) jusqu’au 6 avril. Réhaussé par la participation des tennismans marocains Younes Alami Laaroussi et Taha Baadi, ainsi que du Français Hugo Gaston et le Portugais Nuno Borges, aux côtés du directeur du tournoi et ancienne star marocaine de la discipline, Hicham Arazi, ce match vise à encourager les jeunes à pratiquer le tennis et leur offrir l’opportunité de rencontrer des champions internationaux de ce sport. Le public, venu en nombre sur la place Jemaa El Fna, a ainsi pu apprécier le style de jeu de ces joueurs, notamment lors de leurs échanges. Certains jeunes amateurs ont même eu la chance d’échanger quelques balles avec ces stars de la discipline. Cette initiative sportive a offert l’opportunité aux organisateurs du Grand Prix Hassan II d’inviter le public et les visiteurs de Marrakech à assister en masse aux matchs de ce prestigieux tournoi. Dans une déclaration à la MAP, le directeur du tournoi, Hicham Arazi, a souligné que ce match d’exhibition vise à promouvoir le tournoi et à encourager le public à suivre les différentes phases de la compétition. Il a ainsi invité chaleureusement le public à venir en grand nombre pour soutenir les joueurs marocains engagés dans la compétition et à profiter de rencontres de haut niveau. De son côté, le joueur français Hugo Gaston a exprimé sa joie de participer à ce match d’exhibition aux côtés de joueurs talentueux, se disant très déterminé à aller le plus loin possible dans ce tournoi de haut niveau. “Je donnerai le meilleur de moi-même pour offrir au public des moments passionnants”, a-t-il affirmé. Le Marocain Taha Baadi a quant à lui, exprimé son ambition de réaliser de bonnes performances durant cette compétition, en comptant sur le soutien du public marocain, affirmant être prêt à relever le défi face à des adversaires expérimentés. À noter que le programme de cette 39è édition du Grand Prix Hassan II de tennis comprend, en plus des compétitions et du match d’exhibition, une journée spéciale (Kids Day) dédiée aux enfants le 2 avril, au cours de laquelle ils auront l’occasion de s’initier à ce sport en présence de plusieurs joueurs internationaux engagés dans le tournoi. Placée sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, cette 39è édition du Grand Prix Hassan II de tennis, qui se déroulera du 31 mars au 6 avril prochain, verra la participation de tennismans de renom pour une compétition intense sur terre battue. Seul tournoi ATP 250 en Afrique, le Grand Prix Hassan II réunit chaque année des joueurs de classe mondiale, qui s’affrontent pour décrocher ce titre prestigieux.
- Premier League / J30 : Trois match au programme ce mardiby A.K on 01/04/2025 at 8h40
En Angleterre, débute en fin d'après-midi la J30. Trois matchs sont programmés :
- Rachid Houari nommé directeur général d’Africa Morocco Link (AML)by Youssef Benkirane on 01/04/2025 at 8h35
Africa Morocco Link (AML), spécialisée dans le transport maritime de passagers et de fret entre le Maroc et l’Espagne, a annoncé la nomination de Rachid Houari au poste de directeur général. Il succède à Ian Hampton, qui assurait la direction par intérim depuis mai 2024. Avec plus de 25 ans d’expérience dans le secteur maritime, Rachid Houari a occupé plusieurs postes stratégiques dans la gestion portuaire et les services de ferries et de transport roulier (RoRo) entre les deux rives du détroit de Gibraltar. Avant de rejoindre AML, il supervisait trois zones logistiques du complexe Tanger Med, après une carrière marquée par diverses responsabilités dans l’exploitation portuaire et les liaisons maritimes. À la tête d’AML, il dirigera les lignes maritimes reliant Tanger Med à Algésiras et la liaison rapide entre Tanger Ville et Tarifa, lancée en juin 2024. Cette nomination intervient alors qu’AML connaît une nouvelle dynamique avec l’entrée, en avril 2024, du groupe suédois Stena Line dans son capital à hauteur de 49 %, marquant la première expansion de cet acteur majeur du transport maritime hors d’Europe. Titulaire d’une licence en opérations maritimes à Southampton et d’un MBA de l’Ecole nationale des ponts et chaussées (ENPC Paris), Rachid Houari succède à Ian Hampton, qui, après avoir supervisé la relance des opérations d’AML, retourne au Royaume-Uni pour se consacrer à Anglesey Land Holding. Fondée en 2016, AML a récemment connu une restructuration de son capital. En juin 2024, la Bank of Africa a cédé ses 51 % de parts, suivie quelques jours plus tard par le groupe grec Attica, qui a vendu sa participation restante de 49 % à Stena Line. Désormais, AML bénéficie de l’expertise de ce nouvel actionnaire stratégique pour poursuivre son développement. Actuellement, AML dessert plusieurs routes maritimes, notamment : Tanger Med - Algésiras (lancée le 17 juin 2016) ; Nador - Almería (ligne opérée brièvement du 15 octobre au 26 décembre 2017) et Tanger Ville - Tarifa (opérationnelle depuis le 4 juin 2024).
- ½ Finale. Coupe de France : Ce soir, Dunkerque-PSG: Horaire? Chaînes?by A.K on 01/04/2025 at 8h28
La marche paraît infranchissable pour Dunkerque qui fait face au PSG ce soir en demi-finale de la Coupe de France. Mais le foot n'est pas une science exacte. La surprise est possible. Le PSG , invaincu en compétitions françaises cette saison, reste, quand même, l’immense favori. Coup d’envoi: 19h10 Chaines : BeIN Sports (Mena) et BeIN Sports (France )